
Corwynn : Arc Ainière 2011
L’objet n’exerce pas de fascination chez moi. Ce qui motive ma volonté de réaliser un instrument, c’est simplement la quête du son.
Je suis tombé amoureux du son de la muchosa « perce ancienne » en entendant le concert de Remy DUBOIS et de Jean Pierre VAN HEES lors du festival du pipasso en septembre 2009 à Picquigny.
Il me fallait cette cornemuse !
J’ai dès lors travaillé à réaliser mon propre pipasso « perce ancienne ».
J’ai suivi, Ă Bruxelles,  pendant une annĂ©e (2010 / 2011), des cours auprès de Jean-Pierre VAN HEES, qui est Ă mon sens le spĂ©cialiste du jeu sur cet instrument. J’ai ainsi appris le doigtĂ© qu’il a Ă©tabli sur son instrument (copie d’un modèle ancien rĂ©alisĂ©e par Remy Dubois). Au terme de l’examen de fin d’annĂ©e j’ai reçu une distinction de l’AcadĂ©mie des Arts de la Ville de Bruxelles.
Duo Jean-Pierre VAN HEES / CORWYNN
Un bref duo lors d’un cours Ă Bruxelles entre Jean-Pierre VAN HEES et Corwynn, sur la bourrĂ©e « Ruban bleu » version lente. La qualitĂ© de l’enregistrement n’est pas optimale mais 2 cornemuses perces anciennes de 2 facteurs diffĂ©rents (Remy Dubois et Corwynn) sonnent ensemble et malgrĂ© les pains de Corwynn.
J’ai donc affiné mon travail au contact de M VAN HEES et de sa muchosa (terme belge pour le pipasso)
C’est en janvier 2011 que j’ai sorti mes premiers modèles stabilisés, baptisés « muse à fou ».

Et c’est au début du Printemps 2011 que le conservatoire de Beauvais fit l’acquisition de deux muses à fou pour l’atelier de pipasso dirigé par François Péry.
J’ai Ă©galement reçu, avec mes compères Claude et François, le « Lafleur ed chuque 2011″ dĂ©cernĂ© par l’AcadĂ©mie des Lafleurs » pour l’apport de mon travail sur le pipasso pour la culture picarde.
Le modèle ancien 1118 est au centre de mon intérêt, j’ai réalisé 2 copies de hautbois à cette même période.

J’ai continué l’exploration des mystères de cette « perce ancienne », en travaillant sur les anches et le pavillon.
C’est ainsi qu’est née une nouvelle cornemuse picarde, thiérachienne que j’ai baptisé du nom local de la cornemuse en Thiérache : la « Muse à brassi ».

Et l’aventure alchimique de la cornemuse picarde continue dans le chaudron de corwynn…
Annexes :
Voir un article sur la Muchosa
