-> Héritage

Il convient de présenter les tayonnes (grands-mères) qui demeurent dans le patrimoine et qui sont nos références. Elles sont les bases incontournables, les guides vers la facture contemporaine de cet instrument. Nier cette héritage, c’est nier la cornemuse picarde.

Il nous reste 3 cornemuses d’origine :

- Les trois cornemuses d’Arc-Ainières, conservées au Musée de Bruxelles. Elles sont originaires du Pays des Collines, en Picardie belge (province du Hainaut), non loin de Tournai : (dessins de Patrick DELAVAL).
Les deux cornemuses des frères PIRON et la cornemuse LEHON
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Dans le travail sur mon modèle de pipasso, j’ai travaillé sur les relevés de Remy DUBOIS de la PIRON NR2701, cotée ainsi  par le MIM (Musée des Instruments de Musique) de Bruxelles.

La 1118 :

C’est une cornemuse qui éveille intensément ma curiosité (ci-dessous)

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1118 par Corwynn

Pour réaliser ce modèle, j’ai étudiér les plans de Jan SOETE et ceux de Remy DUBOIS.
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Lorsqu’on regarde le tableau intitulé « La Procession à Saint Druon » de Philibert Damien, Comte de RANCHICOURT, nous voyons une procession avec deux cornemuseux. Le détail des cornemuses n’est pas précis mais je ne peux m’empêcher de remarquer que les pavillons des hautbois semblent piriformes (en forme de poire)
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et rappellent de manière singulière cette cornemuse orpheline qu’est la 1118. Bien sur on ne peut être affirmatif mais cette cornemuse pourrait bien être une cornemuse picarde du Nord- Pas de Calais.

Ces 4 premières cornemuses  sont conservées au MIM  à Bruxelles.

La cornemuse Petit :

Il y a une 5ème cornemuse mais rien n’est certain à son sujet :
La cornemuse « Petit » (ci-dessous, conservée au musée de Montluçon).

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Conclusion :
On dit que les cornemuseux étaient enterrés avec leur cornemuse, c’est probablement la raison pour laquelle nous avons retrouvé si peu d’instruments. De nombreux collectages témoignent d’un pratique intense de la cornemuse en Picardie. Tout ceci est fort bien exprimé dans la méthode de François PERY.
Loin de me lamenter sur le manque, je m’attache à mettre en valeur ce patrimoine et à honorer ces modèles anciens en donnant à mes réalisations toute la dimension de leur caractère, ceci en respectant premièrement leur perce qui engendre un son si spécifique, ce timbre  de terroir si unique.