-> Muse à Brassi

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Muse à Brassi, la cornemuse de Thiérache

Cornemuse de chambre en sib avec 1 bourdon d’épaule
Double trou à la sous-tonique pour accéder facilement au La naturel
Cornemuse octaviante

Dans ma démarche de création ,
je ne souhaitais pas :
- que la muse à brassi soit un sous pipasso.
- qu’elle soit un simple travail sur la forme.

Je souhaitais :
- qu’elle soit moin puissante que le pipasso, plus intime dans l’esprit d’une cornemuse de chambre.
- qu’elle garde la texture sonore de la muse à fou (mon modèle de pipasso).
- qu’elle ai l’apparence de cornemuses plus anciennes (15ème siècle), avec un hautbois et un seul bourdon à l’épaule.

Structure :

Après avoir exploré, par différents essais, l’influence du pavillon amovible sur le hautbois du pipasso, j’ai réalisé un hautbois avec une perce type « Piron NR2701 » comme sur la muse à fou
Mais avec un pavillon fixe comme sur la 1118, il n’y a plus alors de rupture dans la colonne d’air.
Avec cette structure hybride, je garde le timbre de la muse à fou mais j’accède à une octaviation confortable et étendue, ce qui n’est pas le cas pour le pipasso.

Avec le double trou à la sous tonique on gagne de l’aisance pour accéder au LA naturel
Hormis pour ce double trou, l’étalonnage des trous de jeu ne change pas par rapport à la Muse à fou et le doigté reste le même

L’évolution de la cornemuse étant une course à l’éclat et à la puissance sonore, j’ai souhaité, pour la « muse à brassi », parcourir un chemin inverse.
En gardant un pavillon très peu ouvert, on garde un niveau sonore raisonnable, tout en préservant un grain riche et chaleureux. Perdre en puissance et gagner en brillance.

Grace à ce niveau sonore, cette cornemuse est parfaite en intérieur pour jouer avec d’autres instruments en acoustique.

Avec sa possibilité d’octaviation étendue et son chromatisme, la muse à brassi permet d’explorer un champ plus étendu de répertoires.